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Une étude exclusive par Coach Omnium - sondage qualifié
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LES
HOTELIERS INDEPENDANTS
ET LEUR COMPORTEMENT & ATTENTES FACE AUX CHAINES HOTELIERES
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Coach
Omnium présente une étude par sondage
qualifié exclusif auprès d'un échantillon
représentatif d'hôteliers indépendants exploitant
des établissements de 30 chambres et plus.
Ces propriétaires et responsables d'hôtels sont
totalement indépendants, affiliés à une
chaîne hôtelière
volontaire ou franchisés à une chaîne hôtelière
intégrée.
Cette
étude vient à la suite d'un dossier réalisé
en 1994 et réactualisé en 1998, ce qui permet de constater
les évolutions dans les attentes, perceptions et motifs de
satisfaction/insatisfaction des hôteliers indépendants
à l'égard des chaînes hôtelières.
Tout
en dressant un portrait des affiliés/franchisés et
de ce qui les différencie aujourd'hui dans leur comportement
et attentes face aux chaînes, notre étude inclut les
"irréductibles" indépendants à notre
enquête : que pensent-ils des chaînes et enseignes
? Comment envisagent-ils leur avenir ? La crise, qui touche actuellement
leur profession ou le marché, les incite-t-elle à
s'affilier ou à adhérer à un réseau
quelconque ? Quelles sont leurs craintes ou idées reçues
vis-à-vis des regroupements ?
10
ans après, les hôteliers indépendants ont-ils
changé ? Qu'est-ce qui prévaut aujourd'hui dans la
relation adhérant/réseau ? Quels sont les critères
pour choisir et se satisfaire d'une chaîne ? Quels reproches
les membres de réseaux font-ils à leur "communauté"
?
Ces
considérations chez les hôteliers, bien des chaînes
hôtelières en ont déjà conscience. Mais
que font-elles vraiment pour recruter de nouveaux membres et surtout
par la suite, après la signature du contrat, savent-elles
vraiment les satisfaire et tenir leurs promesses ?
La
problématique est rude. Si les chaînes intégrées
se sont organisées pour la plupart d'entre elles avec l'ambition
d'être de véritables machines commerciales, les chaînes
volontaires sont confrontées à une relation
client-fournisseur qu'elles ne connaissaient pas il y a quelques
années encore. Elles doivent à présent être
capables de générer du trafic de clientèle
et par conséquent se doter de moyens pour développer
une hypothétique notoriété si difficile à
obtenir.
Pour
cela, et c'est là que le bât blesse, il faut trouver
sans cesse des fonds pour financer cette mise sur le marché.
Comme il est compliqué d'affilier de nouveaux hôtels
(les entrants remplacent souvent les sortants, sans qu'on le dise
de trop), que les contrats ne peuvent enfermer les signataires (contrairement
aux contrats de franchise) et que la pression est forte de la part
des hôteliers pour recevoir plus de clients, il faut donc
augmenter par tous les moyens les cotisations. Les hôteliers
dans les chaînes volontaires ne sont pas d'accord et il en
résulte une grande contradiction : être une force de
vente pour le bien de tous mais sans que cela ne coûte plus
cher…
Quant
aux hôteliers, certains jouent le jeu de la chaîne et
savent en tirer bénéfice au maximum. D'autres restent
attentistes, critiques et plaquent souvent leurs fantasmes sur le
dos de l'enseigne à laquelle ils adhèrent finalement
si peu. Trop peu.
Notre enquête nous a appris beaucoup de choses sur les différentes
enseignes de la bouche des hôteliers eux-mêmes. Mais
malgré la tentation naturelle que nous aurions pu avoir de
réaliser un classement des chaînes qui satisfont le
mieux et le moins bien leurs membres, notre dossier ne contient
aucune information de ce type. Nous garderons donc cette connaissance
pour nous et l'utiliserons à l'occasion des conseils que
nous apportons toute l'année aux hôteliers qui nous
en font la demande lorsqu'ils recherchent un réseau auquel
adhérer.
En résumé, ce qu'il
faut retenir…
Nous pouvons distinguer une grande fracture au niveau des indépendants
autour de leur avis sur les réseaux : un tiers d'entre eux
y sont complètement indifférents ou sans avis. Un
autre tiers y semble plutôt favorable, mais ne veut pas pour
autant en faire partie. Et le tiers restant nourrit de vieux démons
face à l'hôtellerie de chaîne, la considérant
comme une hôtellerie parallèle à grande vitesse
qui va les broyer sur son passage.
Nos
hôteliers indépendants sont dans l'ensemble assez réfractaires
au changement, ils ont une vision très limitée des
chaînes, et certains basent leurs commentaires sur ce qu'ils
ont entendu, bien plus que sur ce qu'ils ont réellement vécu.
Nous avons vu qu'ils semblent dans l'ensemble bien plus touchés
par la conjoncture actuelle, et qu'ils souffrent de leur isolement
(presque 6 hôteliers français sur 10 n'adhèrent
à aucun réseau). Cependant très peu y voient
des raisons de s'alarmer et de s'affilier à un réseau.
Ils se considèrent comme une hôtellerie traditionnelle
et familiale à la française, les derniers représentants
du savoir recevoir en France.
Certains
peuvent être considérés comme des irréductibles,
ils pensent que leur établissement est un produit unique,
dont le charme ne peut être décrit par aucun guide
et ne pourrait être que dénaturé en rejoignant
une chaîne. D'autres plus ouverts sont de plus en plus convaincus
du bien-fondé de se regrouper. Ils s'inquiètent d'une
situation économique qui se dégrade et des moyens
d'y palier. Ils éprouvent de grandes difficultés à
commercialiser leurs chambres. Ceux-là sont plus enclins
à trouver aide et assistance auprès d'un réseau.
Beaucoup
d'hôteliers indépendants — et pas seulement les
plus âgés ou anciens — sont victimes de leurs
préjugés à l'égard des chaînes
: uniformité, standardisation à outrance, impersonnalité,
industrialisation de l'hôtellerie, boîtes à dormir,
ingérence, confiscation de l'indépendance, etc. Pour
autant, même chez les plus récalcitrants, ils développent
finalement en secret une forme d'admiration envers les chaînes
et reconnaissent leur efficacité sur le plan commercial,
même avec une teinte de jalousie.
D'une manière générale ce qui a changé
dans l'univers des hôteliers indépendants affiliés/franchisés
ou non à un réseau et des chaînes hôtelières
:
Les hôteliers ont développé une relation de
client à fournisseur et attendent, y compris dans les chaînes
volontaires, au moins un retour sur investissement face à
la redevance payée.
Les hôteliers appliquent une sorte de fantasme et attendent
tout de la chaîne, sans renoncer pour autant à leur
indépendance et à leur liberté d'action, même
chez les franchisés.
Les chaînes hôtelières sont désormais
contraintes de soigner leur communication vers leurs membres et
surtout de se forger un arsenal de guerre pour atteindre une efficacité
commerciale optimale et générer le plus de vente possible,
au bénéfice de leur affiliés/franchisés.
Le temps n'est plus à l'amicale d'hôteliers qui se
regroupent juste parce qu'ils se ressemblent.
Les enseignes qui font des efforts pour se faire connaître
auprès des hôteliers et qui satisfont leur réseau
ont plus de chances de recruter de nouveaux membres que les autres.
La notoriété au sein de la profession semble davantage
prise en compte par les hôteliers que la notoriété
auprès des clients d'hôtels !
Les chaînes sont obligées de montrer une grande souplesse,
tant pour inciter les hôteliers à les rejoindre, qu'en
cours de contrat. Dans le cas contraire, les hôteliers n'hésitent
plus à quitter la chaîne volontaire en cas de mauvais
relationnel et les associations de franchisés montrent vite
les dents en cas de désaccord avec leur franchiseur.
Ce
dossier spécial exclusif réalisé à compte
d'auteur par Coach Omnium n'est actuellement pas distribué.
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