 |
|
 |
Une étude exclusive 2008 réalisée
par Coach Omnium pour le : |
|
 |
Les
aides publiques |
|
à l'hôtellerie-restauration
|
Une étude & analyse
de Coach Omnium
pour le Comité pour la Modernisation de l'Hôtellerie
Française
–— réactualisation 2008 ——
Objet
de cette analyse & avant-propos
L'hôtellerie française supporte aujourd'hui un taux de
vieillissement et un retard de modernité de son parc, qui sont à la
source d'une réelle préoccupation.
On estime que près de 1/4 de l'offre est vieillot, voire vétuste,
1/3 est à bout de souffle dans son produit et que seulement 1
hôtel sur 6, dans toutes les catégories, serait totalement
irréprochable : consultez le Livre Blanc de la Modernisation
Hôtelière du Comité pour la Modernisation
de l'Hôtellerie Française : www.comitemodernisation.org.
Cette
situation crée un véritable
malaise dans la mesure où :
| -
d'un côté, la clientèle
hôtelière se trouve lassée, voire désabusée,
face à une prestation qui la déçoit de plus
en plus. Elle considère parallèlement que les hôteliers
augmentent exagérément leurs tarifs sans que le produit
ne se modernise. Bref, la prestation s'appauvrit et les prix s'envolent. |
| -
d'un autre côté, les hôteliers,
notamment la petite hôtellerie familiale très majoritaire
en France, ont vu leur rentabilité fondre depuis ces 10
dernières années. La plupart n'ont plus les moyens
de rénover leur offre, soit par effritement de leurs marges,
soit par mauvaise gestion, soit parce que leur structure est trop
petite (moins de 40 chambres en moyenne) pour atteindre un seuil
de rentabilité suffisant. |
- Pour l'hôtellerie indépendante, il existe des aides
et subventions que beaucoup de collectivités territoriales (Conseils
régionaux et généraux) et parfois l'Etat proposent
afin de donner "un coup de main" à financer les projets
de modernisation, rénovation, extension ou parfois de créations
d'hôtels.
- Si l'accès
aux aides semblait encore compliqué en
2006, il s'est aujourd'hui simplifié ou amélioré.
En effet, une grande majorité des conseils régionaux
et généraux mettent à présent en ligne
sur Internet les différents dispositifs d'aides qu'ils
proposent.
- Précisons
cependant qu'un certain
flou persiste concernant
les aides complémentaires. En effet, même s'il existe
des aides spécifiques à l'hôtellerie-restauration,
il arrive, dans certains cas, que les porteurs de projets (selon la
nature de leurs investissements) puissent également bénéficier
des aides proposées par le service économie des régions
et départements. L'accès à ces aides est
donc généralement et finalement compliqué dû,
notamment, à un
manque ou à un défaut de communication.
- Certaines
aides sont attribuées uniquement si l'hôtelier
accepte d'adhérer à une charte de qualité (locale
ou non) ou encore s'il fait partie des Logis (de France) ou d'une autre
chaîne volontaire. Il existe aussi des aides majorées
si l'hôtelier bénéficie de labels (HotelCert, Tourisme
et Handicap,…) ou s'il s'engage à faire les
démarches nécessaires pour en obtenir. Ce phénomène
n'est, cependant, pas surprenant car il est cohérent avec
les nouvelles lignes directrices énoncées par la Commission
Européenne. Mais on peut être surpris que l'on conditionne
l'attribution d'aides à l'adhésion obligatoire à un
réseau ou à une labellisation, car cela ne garantit ni
une qualité sortante de la prestation, ni la liberté d'entreprendre
du professionnel.
- Dans d'autres
cas, même si les CCI aident parfois les professionnels à monter
leur dossier de demande d'aide, la complexité et la
longueur de la démarche administrative en découragent plus d'un,
alors que les entreprises du secteur privé ont besoin d'une
forte réactivité.
- Les montants
des aides sont nécessairement plafonnés et
de toute façon ne dépassent généralement
pas 20 % ou 25 % du budget global de dépenses envisagé par
l'hôtelier. Ce qui signifie naturellement que ce dernier devra
trouver les 75 à 80 % qui lui manquent pour boucler son budget,
ce qui s'avère être un exercice souvent impossible pour
lui, sans bien sûr que l'on puisse reprocher cela aux collectivités.
- Les budgets sont
limités annuellement, et l'Europe, même
si elle contribue au financement des projets touristiques, ne le fait
plus dans les mêmes proportions ni sous les mêmes conditions.
Du coup, les critères d'éligibilité sont
plus sélectifs, les conditions plus contraignantes
et le nombre de bénéficiaires plus restreint, ce qui est très
insuffisant pour espérer rattraper le retard de modernité dont
souffre l'hôtellerie française (dès lors où ces
aides y contribuent en partie). C'est par exemple le cas des
aides qui favorisent principalement le développement de l'hôtellerie
en milieu rural uniquement.
- Autres conditions parfois surprenantes : certains
types d'hôtels
sont exclus de la liste des bénéficiaires. Il s'agit
le plus souvent des hôtels 4 étoiles et luxe à l'opposé des
0 et 1 étoile. Mais c'est également le cas, par exemple,
des franchisés de chaînes hôtelières, qui
sont pourtant des hôteliers indépendants sur qui repose
toute la responsabilité juridique, financière, sociale
et commerciale de leur entreprise.
- Les politiques
d'aides sont bien sûr définies par les
régions et les départements en fonction de ce qu'elles
considèrent comme leurs priorités : par exemple,
favoriser la création d'hôtels 3*, rénover des
bâtiments
anciens, favoriser la transmission,... Mais, ces priorités,
puisqu'elles doivent être cohérentes avec la politique
européenne, ne sont pas toujours très réalistes
ou justes eu égard au marché local ou encore aux besoins
réels
de l'hôtellerie.
- Enfin, on peut
parfois douter sérieusement de la compétence
des commissions qui ont pour charge d'attribuer les aides, de définir
les critères d'éligibilité, les montants des aides
et de choisir les bénéficiaires des subventions. Cependant,
contrairement à l'édition précédente
de ce guide, il est important de souligner qu'il est de plus
en plus souvent obligatoire qu'un expert indépendant soit
mandaté pour vérifier si la nature des travaux et investissements
envisagés faisant l'objet d'une aide publique est justifiée
ou non, voire pour les réorienter. Le
but est de s'assurer
que ces projets sont cohérents avec les lignes directrices
des plans de développement touristique du territoire, qu'ils
apportent une réelle valeur ajoutée et qu'ils participent à une
meilleure adaptation du produit à la clientèle :
c'est par exemple le cas dans le Loir-et-Cher.
Pour
toutes ces raisons, et bien d'autres, il nous a semblé utile de faire un point sur les aides disponibles en
vue de favoriser la création, l'extension, la rénovation
et/ou la modernisation de l'hôtellerie française. Cela
va en droite ligne avec la vocation du Comité pour la Modernisation
de l'Hôtellerie Française.
Nota :
Certains départements et régions sont en train
de revoir leurs dispositifs d'aide afin de les rendre cohérents
avec les nouvelles politiques européennes et nationales. Aussi,
certains dispositifs n'ont pas pu être réactualisés à la
date de cette étude.
Mark Watkins,
Président de Coach Omnium
Président du Comité pour la Modernisation de l'Hôtellerie
Française.
Cette
analyse a été réalisée par Coach
Omnium, société d'études
marketing et économiques
spécialiste de l'hôtellerie et du tourisme, pour
le compte du Comité pour la Modernisation de l'Hôtellerie
Française. Le contenu de ce document et les éventuels
changements ayant pu intervenir entre la collecte et la rédaction
de ce rapport n'engagent pas Coach Omnium, ni le Comité pour
la Modernisation de l'Hôtellerie Française.
La revente de ce document est strictement interdite. La reproduction
de son contenu doit faire l'objet d'une demande d'autorisation
préalable
auprès de son auteur ou du maître d'ouvrage. Copyright –—
2008.
|
Les
bonnes idées parmi les aides à l'hôtellerie
(une sélection)
- Prêt à 0
% (par ex, Jura, Gard, Loir et Cher,…).
- Aides à la transmission/reprise de fonds de commerce (par
ex, Aquitaine, Franche-Comté, Vendée…).
- Subventions
de missions de conseil en décoration, architecture
et aménagements paysagers (par ex, Alsace, Haute-Normandie,
Marne, Orne,…).
- Aides pour
la spécialisation des hôtels vers certains
marchés (par ex, Auvergne, Ille et Vilaine,…).
- La demande
d'expertises et d'études de marché/faisabilité préalables
(par ex, Alpes-Maritimes, Puy-de-Dôme,…).
- Favoriser
les subventions pour l'adaptation des hôtels
au label "Tourisme & handicap" (par
ex, Oise, Ile-de-France,…)
- Aides pour
la mise aux normes de sécurité et d'hygiène
(par ex, Côte-d'Or, Gers,…)
- Aides pour
favoriser les initiatives en matière de valorisation
de l'environnement et du développement durable (ex, Midi-Pyrénées,…).
Il
peut être attribué à la Région Auvergne et à plusieurs de ses départements. Les aides proposées à l'hôtellerie
sont nombreuses, inventives et dans la plupart des cas, très bien
accompagnées et contrôlées. Soulignons par ailleurs
les efforts réalisés par la région Alsace qui
a grandement simplifié son dispositif d'aide à l'hôtellerie.
Ce
sont les régions qui bénéficient d'une demande
touristique (affaires et loisirs) très développée
: Ile-de-France, PACA, Rhône-Alpes. Les aides y sont par conséquent
rares ou/et peu motivantes, ce qui peut se comprendre si on considère
alors que les hôteliers sont favorisés par un tourisme florissant.
Mais, cela ne garantit pas que les hôtels y sont tous adaptés à la
clientèle et en bonne situation de modernité.
Principales évolutions
En
plus des remarques faites dans les précédentes parties,
on remarque quelques évolutions entre la version précédente
de ce guide (2006) et la nouvelle. Voici les principales :
- Certaines régions et départements ont été ajoutés
dans ce rapport. Il s'agit notamment du Lot-et-Garonne, des Pyrénées-Atlantiques,
Haute-Normandie.
- Certaines régions et départements ont accepté cette
année de diffuser leur dispositif d'aide. Cela concerne
par exemple, la région PACA ou encore Rhône-Alpes.
- La région Alsace a procédé à une importante
simplification de son dispositif à l'hôtellerie.
Ce dernier est le même pour la région et ses départements.
Il est donc plus clair et accessible.
- Certaines autres
régions ont modifié leurs critères
de sélections et ont parfois procédé à des
changements dans leur taux (à la hausse ou à la baisse).
Par exemple : Calvados, Champagne-Ardenne, Sarthe.
- Enfin certaines
régions et départements ce sont dotés
d'un dispositif d'aide pour venir soutenir les hôteliers
et restaurateurs. C'est par exemple le cas de la Gironde, Haute-Loire,
Jura, Haute-Garonne,…
Objectif de notre analyse
Comprendre : Comment
sont distribuées ces aides à l'échelle
nationale, régionale, départementale suivant le type de
projets ? Quels sont les relais et les interlocuteurs locaux ? À quelle
hauteur interviennent les régions ?
Il
y a quatre niveaux de compétence dans les aides publiques à l'hôtellerie
en France :
- L'Europe :
CEE
- L'Etat
français (par le biais des plans
Etat-Régions)
- Les
régions (conseils régionaux)
- Les
départements (conseils généraux)
| |
Les
fiches (sous PDF) des aides à l'hôtellerie-restauration,
classement par région |
hors
Départements
d'Outre-Mer |
| Les
différents
types d'aides |
|