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Une
étude indépendante & exclusive annuelle 2009 réalisée
par Coach Omnium en collaboration avec HR-Infos - 17e édition
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Les
chaînes hôtelières
en France
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Chaînes hôtelières
: Un développement faible,
mais le plein d'innovations
Si les chaînes hôtelières éprouvent désormais
des difficultés à augmenter leur offre en France, elles
rivalisent d'imagination pour attirer la clientèle, même
si leur parc hôtelier commence sérieusement à vieillir.
Légende : La
chaîne volontaire regroupe exclusivement des
hôteliers indépendants, qui restent totalement maîtres
de leur établissement et ont en pratique peu d'obligations contraignantes
vis-à-vis de l'enseigne. Les adhérents ne sont liés
que par un simple contrat d'affiliation et peuvent quitter la chaîne
quand bon leur semble et en toute liberté. La
chaîne intégrée comprend des filiales, des hôtels gérés sous mandat
de gestion ou encore des franchisés, dont le contrat est régi
par la Loi Dou-bin. Il est fréquent que ces trois statuts soient
mélangés au sein d'un même réseau, même
si cela varie en fonction des marques. On trouve moins de franchises
dans les gammes superéconomiques. La chaîne intégrée
impose un plus grand nombre de contraintes à ses affiliés,
que la chaîne volon-taire. Les redevances auxquelles les hôteliers
franchisés sont soumis sont plus élevés (de 5 à 60
fois, selon les réseaux) que dans les chaînes volontaires.
Parc
total des chaînes
hôtelières en France — Coach
Omnium - HR-Infos
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Nombre total |
Dont chaînes
intégrées |
Evolution/2008
Chaînes intégrées |
Dont chaînes
volontaires |
Evolution/2008
Chaînes volontaires |
Enseignes |
88 |
62 |
+ 1 |
26 |
- 1 |
Hôtels |
9.324 |
2.977 |
+ 24 hôtels
+ 0,8 % |
6.347 |
- 124 hôtels
- 0,2 % |
Chambres |
419.151 |
238.914 |
+ 2.603 chambres
+ 1,1 % |
180.237 |
- 2.244 chambres
- 1,1 % |
Capacité moyen./hôtel |
45 chambres |
80 chambres |
|
28 chambres |
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Téléchargez également
: les tableaux
et graphiques sur les chaînes hôtelières
& l'actualité sur
les chaînes hôtelières.

Les grandes tendances pour
les chaînes hôtelières
en 2008 :
- Un développement fortement ralenti, comme depuis près
de 5 ans.
- Des chaînes hôtelières volontaires qui deviennent
très professionnelles.
- Des actions promotionnelles et commerciales de plus en plus originales.
- Des taux de remplissage plutôt satisfaisants dans les hôtels
de chaînes intégrées.
- Une réduction significative des budgets de rénovation
des hôtels.

Un développement peau de
chagrin
L'année 2008 s'est déroulée pour les chaînes
hôtelières un peu comme durant les dernières années
: peu de nouvelles adresses pour les réseaux intégrés
et un nombre important d'allers et de venues dans les chaînes volontaires,
selon la 17e édition d'étude annuelle indépendante réalisée
par Coach Omnium. Chez ces premières, on peut comptabiliser 24
nouvelles poses d'enseignes. Nous sommes loin de la centaine d'ouvertures
par an intervenues jusqu'au début des années 2000. Le marché français
est couvert — certains diront même qu'il est à présent
saturé — ; les terrains accessibles sont devenus coûteux
et rares, et le prix de revient des hôtels prend des allures de
montgolfière. Du coup, les chaînes intégrées
n'investissent quasiment plus dans de nouveaux hôtels, y compris
pour ne pas alourdir leur dette, et s'adonnent à une recherche
forcenée de franchisés. Seulement une poignée d'enseignes
intégrées sur un total de 62 réseaux établis
en France, peuvent annoncer un développement, lequel reste toutefois
symbolique. Guère mieux. Du côté des chaînes
hôtelières volontaires, on observe sur 2008 une petite accalmie,
relative, dans les mouvements.
Si on pouvait compter jusqu'ici une
moyenne de 500 départs compensés par autant d'arrivées
chaque année, il y a eu 410 hôtels ayant quitté leur
opérateur
l'année passée, pour 286 adhésions nouvelles, soit
un solde négatif de 124 hôtels sur l'ensemble des chaînes
volontaires. La plupart des départs sont dus à des choix à l'initiative
des hôteliers. Une minorité est justifiée par des
demandes provenant des chaînes elles-mêmes. Le plus flagrant
se trouve chez Logis (solde de -89 adhérents), où les grilles
de critères se montrent de plus en plus sélectives et éliminent
significativement des adhérents. C'est comme cela depuis ces dernières
années.
Hégémonie
du groupe Accor
Au total, la France abritait au 1er janvier 2009, 88 enseignes de réseaux
hôteliers, pour 9.324 hôtels et 419.151 chambres. C'est exactement
100 établissements de moins que l'année précédente.
Près d'un hôtelier classé sur deux n'adhère à aucun
réseau. C'est encore beaucoup, car même si Internet permet à des
indépendants de se faire une place au soleil et de pouvoir, plus
ou moins, manœuvrer de manière autonome dans le recrutement
de clients, la force d'un réseau auquel s'affilier peut décupler
les moyens. Du côté des opérateurs hôteliers,
la concentration est de mise. A peine 10 groupes hôteliers contrôlent
92 % des chambres des chaînes intégrées (pour 2.977
hôtels) et Accor, par ses différentes enseignes, détient
une suprématie totale avec plus de 51 % de l'offre en chambres
des chaînes intégrées en France. Il n'est suivi que
de loin par le Groupe du Louvre, qui aligne deux fois moins d'hôtels
qu'Accor. Alors que le marché hôtelier français est
devenu trop étroit pour certains, de plus en plus de chaînes
françaises intégrées et volontaires cherchent à se
déployer à l’international. Sans parler des historiques
(enseignes du groupe Accor, de Relais & Châteaux,…)
qui officient déjà depuis longtemps à l'international,
on peut citer le Groupe du Louvre qui veut déployer sa marque
de luxe, Le Crillon, du nom du palace parisien. Il y a aussi - plus jeune
- "Hôtels & Préférences" avec une quinzaine
d’hôtels en Europe, Exclusive Hotels avec ses 16 hôtels
sur le vieux continent, ou encore Châteaux & Hôtels Collection,
qui vise désormais une sortie au-delà de nos frontières
hexagonales.
Innover pour exister
Quelques opérateurs hôteliers ont apporté des changements,
parfois modestes, dans leurs appellations ou ont lancé de nouvelles
marques et concepts. Accor annonce sa nouvelle collection d’hôtels
haut de gamme "MGallery". Il s’agit d’un label
abrité par l’enseigne Mercure. Les hôtels seront à taille
humaine et 40 établissements sont souhaités d’ici
la fin 2010. Golden Tulip crée Tulip Residences, des résidences
de tourisme comme son appellation l'indique. Après avoir fait
concevoir de nouvelles chambres (B & B, Novotel, Campanile, Première
Classe, Balladins, F1, etc.), les chaînes s'appliquent à imaginer
de nouveaux concepts de réception et d’espaces communs dans
leurs hôtels. Il y a "Saturne" chez Hyatt, un espace
privatif repensé pour la clientèle d’affaires, ou
encore "L’Arrival Experience" chez Le Méridien.
Hyatt lance également Andaz, dont le premier est né à Londres.
Chez Andaz, tous les codes de l’hôtellerie traditionnelle
ont été bousculés : le desk de réception
n’existe plus, le lobby est devenu "lounge" ou "living-room",
où l’on peut prendre un verre ou un snack. Les réservations
sont prises par un "hôte d’accueil" muni d’un
petit ordinateur portable. Très bientôt, la marque Andaz
devrait ouvrir une nouvelle unité à Los Angeles sur Sunset
Boulevard, une autre à New-York dans Wall Street en juin 2009,
et une dernière sur la 5e Avenue d’ici fin 2009. A quand
la France? Même approche par Sheraton, qui a entamé un programme
de transformation de ses hôtels axé sur l'optimisation des
moyens de communication. Un nouveau programme phare de la marque, le
Link@Sheraton, espace physique et virtuel a été créé en
partenariat avec Microsoft. Les anciens lobbies, qui portent désormais
le nom de "parks" sont métamorphosés en véritables
espaces de vie, "énergiques et interactifs". Les "parks" accueillent
les "Link@Sheraton", espaces composés de tables rondes,
d'un coin lounge, équipé d'ordinateurs connectés,
d'imprimantes, de journaux, de télévisions.
Arrivée
de nouvelles marques
Les hôtels et resorts Radisson SAS changent de nom et sont rebaptisés
Radisson Blu. Cette petite modification de nom marque la fin naturelle
du lien entre Radisson et le Groupe SAS, suite à l'introduction
en bourse de Rezidor en Novembre 2006. Le rajout du mot "Blu" permet,
explique la chaîne, de "ne pas perturber la clientèle
habituée au carré bleu de SAS". Le changement de SAS
vers Blu se fera progressivement jusqu'en 2010 pour les 200 hôtels
en exploitation ou en cours de développement. Enfin, outre l'abandon
par Logis de France de son suffixe "de France" et la création
d'un nouveau logo, on notera le lancement par Inter-Hotel de deux nouvelles
marques Qualys et P’tit déj-Hotel, avec pour objectif de
proposer à toutes les catégories de clientèles une
offre allant de 1 à 4 étoiles, sous l'ombrelle Inter-Hôtel.
L'ère est également à l’utilisation en forte émergence
du co-branding (association de deux marques) dans le milieu hôtelier
ou encore de l'appellation d'hôtels du nom de marques non hôtelières,
tels les hôtels Versace en Australie et à Dubaï. Golden
Tulip s'est associé à Ikéa, qui a entièrement
décoré un premier hôtel de la chaîne, et Christian
Lacroix a placé sa griffe dans les hôtels du Petit Moulin
ou au Bellechasse, à Paris.
Des chaînes
vertes ?
Si les chaînes continuent à peu se développer, il
se passe beaucoup de choses dans les coulisses. D'abord, en termes de
démarche environnementale. Mais à regarder de près
ce qui se trame, peut-on dire que les chaînes se mettent avec sincérité et énergie
au vert ? Accor dit s'y coller, avec la charte de l’environnement,
Ibis veut s'engager dans la démarche ISO 14001, ou encore Novotel
avec "Green Globe". Etap Hotel vient d'ouvrir sa première
unité pilote "verte" à Toulouse Aéroport,
en attendant que d'autres suivent. On trouve aussi Best Western qui encourage
ses hôtels affiliés à suivre la démarche écolabel.
8 hôtels Best Western sont ainsi écolabellisés à ce
jour. Mais, il faut bien le dire, la volonté écologique
demeure bien plus ancrée, pour le moment, …sur le papier
que dans la réalité, dans nos dizaines de chaînes
hôtelières en France. Il faut davantage chercher du côté des
groupes anglo-saxons, tel Hilton avec son dispositif de réduction
de la consommation d’eau, ou son programme social, intitulé « We
Care » consacré à développer des formations à l’environnement
auprès du personnel des hôtels. Chez InterContinental Hotels,
on a pu assister à la création de la marque "Innovation",
certifiée Leed (équivalent de HQE aux Etats-Unis) pour
des hôtels totalement "verts". Marriott, quant à lui,
développe son ordre de management environnemental au travers de
la réduction du gaz à effet de serre, de la réduction
de consommation d’eau, des déchets et de l’énergie,
de l'apport de produits bio, de la création de bâtiments
en mode HQE, et dans le calcul de l’empreinte carbone.
Nouveaux concepts à la
pelle
Face à la crise ou plus simplement à une atonie de la demande,
les chaînes inventent de nouveaux concepts (en services et produits)
pour attirer et fidéliser leur clientèle. Ainsi, trouve-t-on
des programmes de fidélisation repensés : la Carte "A-Club" pour
Accor, le programme "Choice Privilèges" pour le groupe
Choice Hotels ou encore la "Carte Accent" pour Inter-Hôtel.
Autre approche pour coller à la conjoncture, les chaînes
B & B Hotels et Novotel proposent des réductions pour les
porteurs de cartes "familles nombreuses". Plus insolite, certains
opérateurs se lancent dans des jeux-concours pour faire gagner
des séjours, comme chez Suitehotel, avec un concours invitant
les internautes à faire des photos d’eux sortant du lit
ou sautant sur un lit. Les photos seront postées sur "mysuite-blog.com".
Sheraton et Flip Video Europe s’associent pour proposer aux clients
une caméra gratuite pendant leur séjour (60 mn de film à télécharger
sur une clé USB ou sur un DVD). On trouve aussi, via Choice Hotels,
un quizz sur les hôtels de la marque.
Malgré le poids que
prend Internet, les catalogues "papier" ne disparaissent pas.
Plusieurs enseignes lancent un nouveau guide qu'elles déclarent
plus pratique, plus interactif, plus personnalisé, selon les cas
: Guide Europe chez Choice Hotels, Nouveau Guide chez Relais & Châteaux,
Nouveau Guide chez Logis avec, en plus d’une classification déjà connue
pour les hôtels (cheminées), une classification pour les
restaurants (cocottes)… Parce que le restaurant est un poste important
pour les hôtels qui en possèdent un et que cela intervient également
dans l'image du réseau, plusieurs chaînes ont travaillé sur
de nouveaux concepts en restauration. On peut ainsi trouver "George & Co" chez
Golden Tulip, qui n'est pas encore en France, dont le leitmotiv est "manger
sain". Le Méridien a signé un accord de partenariat
mondial avec l’Atelier des Chefs (cours de cuisine flexibles).
Campanile a fait revisiter son concept de restauration, par Pierre Gagnaire.
C'est une première dans le domaine de l'hôtellerie économique,
qui pourrait donner à terme une seconde vie aux restaurants de
la chaîne. Enfin, citons le mouvement "locavore" chez
Starwood avec la proposition de menu constitué à 100 %
de produits locaux. L'anti internationalisation ou mondialisation, en
somme. L'année 2008 a également vu éclore de nouvelles
formules de petit-déjeuner, notamment chez Le Méridien
avec le chef Jean-Georges Vongerichten, ou encore par les hôtels
Concorde, avec les formules "BreakFirst" et "BreakFast".
Internet à fond
Au-delà des concepts, des marques et des approches environnementales,
Internet est l'outil de promotion par excellence auquel les chaînes
concentrent le plus de leurs efforts. On les comprend. Les exemples sont
légion. Ainsi, Symboles de France lance 5 sites Internet spécifiques
(France, International, Partenaires, Culture et Séminaires).
Le groupe Husa a procédé à la création de
la marque "hotelandgo.com". Sheraton a mis en place une nouvelle
adresse — "sheratonresorts.com" —, pour des unités
haut de gamme. 62 complexes hôteliers recensés sont concernés.
Citôtel et Balladins ont fait faire une réfection de leur
site (le dernier en partenariat avec ReservIT), en même temps qu'Hôtels
et Préférence a présenté une nouvelle version
de son site web (la 5e version en 8 ans) avec un espace dédié aux
séminaires : meetingpreference.com. Mais, en matière
de commercialisation, d'image et de communication, les chaînes
ne se contentent plus d'en rester à l'envoi de guides et à la
participation molle à des salons. Elle ont plongé dans
la mode des coffrets cadeaux, qui "cartonnent" de manière
surprenante, à l'image de Smartbox. Relais & Châteaux,
Châteaux & Hôtels Collection et Lucien Barrière
s'y sont mis. Les chaînes soutiennent aussi les "bonnes ou/et
grandes causes", ce qui est finalement l'aspect réellement
nouveau dans le domaine de leur communication. Les exemples ne manquent
pas dans cette nouvelle démarche : Accor se mobilise pour la reforestation
de la planète, Louvre Hôtels s’engage en faveur de
l’emploi (plan "Espoir Banlieues"), Marriott se mobilise
pour SOS Villages d’Enfants, Starwood Hotel & Resorts se mobilise
pour le Téléthon, Relais & Châteaux soutient
la recherche contre les maladies neurodégénératrices.
Ce que
l'on peut retenir…
Finalement, si les chaînes hôtelières bougent beaucoup — mais
c'est dans leurs gènes — pour se développer, augmenter
leur visibilité et leurs parts de marché, que peut-on observer
de nouveau dans leur paysage ? En apparence, et à première
vue, rien ne bouge significativement. Il y a peu de développement,
comme depuis ces dernières années. Si les concentrations
sont réelles et que quelques petits réseaux ont été absorbés
jusqu'en 2007, chacun reste pour l'instant à sa place et on ne
cherche pas à s'en prendre à son prochain. En apparence
seulement, encore une fois. Car le recrutement de nouveaux affiliés
est pour la plupart des réseaux, encore, un objectif premier.
C'est le cas de All Seasons, la récente marque du groupe Accor,
qui "drague" tant qu'il le peut les franchisés et hôtels
indépendants qu'il peut croiser et correspondant à ses
critères. Dans le fond, les chaînes hôtelières
se portent plutôt très bien. Une
analyse que Coach Omnium a publié début 2009 le confirme. Depuis 10 ans, malgré quelques
hauts et bas relatifs dans leur activité, et malgré une
croissance de 14 % de leur parc, les chaînes hôtelières
intégrées bénéficient toujours de très
hauts taux d'occupation de leurs hôtels. Ils sont situés
en apesanteur, en moyenne à 68,6 %, toutes gammes confondues,
en 2008, et ne sont jamais descendus, selon les catégories, à moins
de 60 % depuis 10 ans. Les chaînes intégrées ont
en moyenne entre 8 à 15 points de taux de remplissage de mieux
que les indépendants à hôtels comparables et maintiennent
des prix moyens chambres supérieurs d'en moyenne 20 %. Bien sûr,
ces résultats dépendent aussi de la notoriété de
chaque marque et de son impact commercial sur le marché.
Vieillissement
du parc hôtelier
Si les chaînes sont un succès, et cela devient vrai commercialement
aussi pour les enseignes volontaires, la question se pose sur leur situation à long
terme. On peut penser que les chaînes volontaires, qui doivent
pourtant réunir de plus en plus de moyens promotionnels et donc
débloquer des fonds plus importants que par le passé (et
donc facturer des cotisations de plus en plus lourdes), ont un bel avenir
devant elles. Elles se professionnalisent ou cherchent pour les plus
récentes à l'être, plus professionnelles. Ce ne
sont plus des clubs ou amicales gentillettes, mais bien des réseaux
commerciaux presque complets, avec une volonté affirmée
de décrocher des clients et de fédérer les meilleurs
hôteliers. Comme elles vendent au final surtout une image, un
aspect immatériel, elles sont moins soumises que les chaînes
intégrées à des obligations de résultats.
Même si on peut penser que cela évoluera dans ce sens à terme.
Par contre, chez les réseaux
intégrés, la donne
est différente. En premier, il se pose le problème du vieillissement
de leur parc hôtelier (les chaînes volontaires ont également
ce problème). Bien qu'elles aient presque toutes annoncé et
présenté leur nouveau concept de chambre, destiné à être
déployé partout, on tarde encore à constater sur
le terrain ce déploiement. Il faut dire que la présence
désormais majoritaire des fonds d'investissement dans les premiers
groupes hôteliers n'arrange pas la situation. Ceux-ci ne sont pas
enclins à débloquer des fonds pour assurer la modernisation
des hôtels. Et comme les franchisés voient cet exemple chez
leur franchiseur, ils tardent eux aussi à engager des programmes
significatifs de rénovations. Il est vrai que les taux de fréquentation
restent élevés, malgré ce retard de modernité pris
par les chaînes. C'est qu'en face, chez les indépendants,
la situation est la même. Donc, les clients n'ont pas trop le choix
et ne peuvent pas forcément mettre en balance les deux formules
(chaînes et indépendants). Du coup, les chaînes intégrées
continuent à bénéficier d'une fréquentation
majeure. La crise économique et financière a à présent
une incidence directe sur le sort des hôtels. Les groupes hôteliers
réduisent l'envoilure. Face à la crise, Accor a présenté sa
nouvelle stratégie qui est marquée notamment par une révision à la
baisse des investissements de développement et de rénovation,
ainsi qu’un plan de réduction des coûts de 75 millions
d’euros. Pour l'heure, les chaînes toussotent et font le
dos rond, en attendant des jours meilleurs. Mais, elles restent une
valeur refuge pour la clientèle hôtelière, même
si celle-ci se fait plus rare avec la crise de 2009.
Mark Watkins

Une étude combinée
: Coach
Omnium, qui réalise
cette étude pour la 17e année consécutive, présente
pour la première fois l’ensemble des chaînes hôtelières
intégrées et volontaires sous une même parution,
soit 88 enseignes recensées en France. La raison à cette
présentation combinée est double. En premier, en nous mettant à la
place des hôteliers et des investisseurs qui cherchent à rejoindre
un réseau (ou à en changer), il nous paraissait plus facile
de situer les enseignes sous un même registre. La seconde raison
est plus qualitative. En effet, depuis ces 10 dernières années,
on peut observer que les chaînes volontaires et intégrées
finissent dans certains cas par se ressembler. Les réseaux intégrés
sont de plus en plus ouverts à des indépendants (sous contrat
de franchise, généralement) et déstandardisés
(environ 40 % des hôtels) comme les chaînes volontaires.
Ces dernières proposent de leur côté des outils
commerciaux et promotionnels de plus en plus pointus et professionnels,
qui n’ont plus rien à envier aux chaînes intégrées,
qui étaient jusque-là plus en pointe sur le plan marketing.
Evidemment, il ne s’agit pas pour
nous de placer toutes les chaînes
sur un même plan. Elles sont souvent très différentes
les unes des autres : standardisées ou pas, avec une thématique
ou pas, avec une envergure internationale ou pas,… Certaines bénéficient
(et font bénéficier à leurs membres) d’une
forte notoriété et d’un impact commercial puissants.
Ce sont aussi celles qui demandent généralement les plus
fortes redevances. D’autres sont dans un cas de figure inverse.
Mais le choix d’un réseau par un investisseur ou par un
hôtelier ne sera pas obligatoirement celui de sa réputation
et de son potentiel commercial. Enfin, certaines enseignes sont sur le
marché français de longue date ; d’autres, plus récentes,
sont en devenir.
Cette étude
est complétée
par une analyse de l’activité des
chaînes hôtelières intégrées sur 10
ans et pour l’année 2008. Vous pouvez la retrouver
sur le site de Coach Omnium. Coach Omnium s'est associé cette
année
au site spécialisé pour
la restauration et l'hôtellerie, HR-Infos (www.hr-infos.fr).
Cette étude exclusive et indépendante
est réalisée
par la société d’études marketing & économiques
Coach Omnium.
Elle répertorie les chaînes hôtelières
intégrées, présentes au 1er janvier 20079 en
France métropolitaine (hors Dom-Tom). Les informations publiées
dans cette étude ont été analysées et
contre-vérifiées par nos services avec un grand soin.
Toutefois, les données fournies par les chaînes hôtelières
concernées n’engagent que leurs auteurs.
Cette étude et ses fiches correspondantes
sont protégées
par un copyright Coach Omnium - ©2009. Dossier dirigé par
Mark Watkins, Marie-Laure Estienne et Florence Ermacora.
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