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S'affilier
à une chaîne hôtelière : mode
d'emploi
par
Mark Watkins, Coach Omnium

Voici
une petite FAQ (foire aux questions) sur les chaînes pour vous
aider à vous y retrouver et à faire le bon
choix du réseau hôtelier "idéal" auquel
vous affilier, tout en restant exploitant de votre affaire. Pour
autant, nous n'avons pas souhaité réaliser un banc
d'essai ou encore un classement des meilleures chaînes intégrées
ou volontaires. Si la tentation est grande, elle n'a pas de sens car
chaque chaîne offre des avantages et des inconvénients
différents selon les envies, les attentes et les particularités
de chaque hôtel et hôtelier.
Quoi
qu'il en soit, la rencontre entre un hôtelier et une chaîne revêt
toujours un objectif "gagnant-gagnant". Ne considérez
pas la chaîne comme un fournisseur, ni comme un club-service,
mais comme un partenaire. Vous vous apporterez mutuellement des bénéfices
et un enrichissement relationnel et humain. Vous partagerez l'un avec
l'autre le succès commercial. Sachez que si vous avez des exigences,
la chaîne en détient aussi, pour le bien de tous, y
compris des clients voyageurs.
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Y
a t'il beaucoup d'affiliés aux chaînes ?
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Les
88 réseaux hôteliers recensés en France par
Coach Omnium (de plus de 10 hôtels), chaînes
intégrées
ajoutées aux chaînes volontaires, ne fédèrent
"que" près de 54 % des hôteliers classés
français, soit environ 9.600 exploitations. C'est dire
que presque 1 hôtel français sur 2 est "isolé"
et n'adhère à aucun réseau, contre 3
sur 10 aux Etats-Unis, mais tout de même plus de 9 sur
10 pour l'ensemble de l'Europe. |
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Pourquoi
s'affilier à une chaîne ? |
L'intérêt
est avant tout commercial : apport d'une nouvelle clientèle
que l'hôtelier ne pourrait développer seul ou/et
augmentation du volume de clients. La chaîne est aussi,
bien souvent, un élément distinctif, rassurant
pour la clientèle et valorisant pour l'hôtel. Enfin,
l'adhésion à un réseau permet bien souvent
d'optimiser ses prix moyens et de bénéficier de
conseils et du partage d'expériences collectives. |
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Est-ce
que tous les hôtels sont concernés ? |
Dans
l'absolu, adhérer à un réseau ne peut
pas faire de mal ! Mais rejoindre une chaîne hôtelière
s'impose pratiquement dès lors où l'hôtel
dispose de plus de 40 chambres. Un établissement isolé
géographiquement ou encore à l'inverse, une unité
soumise à une forte concurrence locale, adopteront une
enseigne nationale ou internationale de façon généralement
bénéfique. Mais de leur côté, les chaînes intégrées
ne s'intéressent qu'à un type particulier
d'hôtel : plutôt
de plus de 50 chambres, plutôt en ville. Les chaînes volontaires,
selon la particularité de chacune, s'ouvrent à des hôtels plus
variés. |
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Qu'entend-t'on
par chaîne ? |
Dans
le domaine de l'hôtellerie, c'est un regroupement d'hôtels
autour ou sous une même marque, avec une identité
visuelle, voire de produit, commune. Généralement,
les hôtels de chaînes intégrées
portent tous le nom de l'enseigne, tandis que dans les chaînes
volontaires, le nom particulier de l'hôtel et celui
du réseau sont associés. Par ailleurs, la
plupart des enseignes fédèrent des établissements
de même catégorie, mais il existe de nombreuses
exceptions à cette règle. Enfin, dans les
réseaux
intégrés, le produit est parfois standardisé
à l'extrême, surtout dans l'entrée de gamme, mais
la tendance porte vers une non standardisation des
produits hôteliers. Les chaînes volontaires regroupent
des hôtels tous différents les uns des autres
et de nombreuses enseignes arborent des thématiques
: hôtels-moulins,
châteaux-hôtels, auberges, etc. Le guide et l'enseigne
sont ce qui concrétise en premier une chaîne.
Attention, une centrale de réservation n'est pas une
chaîne. |
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Chaînes
intégrée ou chaîne volontaire ? |
Il
existe presque une centaine d'enseignes majeures parmi les
chaînes
volontaires et intégrées présentes en
France.
La chaîne volontaire regroupe exclusivement
des hôteliers indépendants, qui restent totalement
maîtres de leur établissement et ont en pratique
peu d'obligations contraignantes vis-à-vis de l'enseigne.
Les adhérents ne sont liés que par un simple contrat
d'affiliation et peuvent quitter la chaîne quand bon leur
semble et en toute liberté.
La chaîne intégrée comprend
des filiales, des hôtels gérés sous contrat
de gestion ou encore des franchisés. Le plus souvent
ces trois statuts sont mélangés au sein d'un même
réseau, même si cela varie en fonction des marques.
On trouve moins de franchises dans les gammes super économiques.
La chaîne intégrée impose un plus grand
nombre de contraintes à ses affiliés, mais c'est
peut-être le prix à payer pour obtenir un impact
commercial majeur. Les taux d'occupation des réseaux
intégrés peuvent être supérieurs
à ceux des indépendants de 15 à 20 points
à établissement comparable et leurs prix rehaussés
de 15 à 20 %. Si en France, les chaînes intégrées
ne représentent que 17 % du parc classé, elles
contrôlent près de 55 % de parts de marché. |
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Est-ce
qu'adhérer à une chaîne intégrée
offre plus de garanties ? |
Le
choix de l'une ou de l'autre formule (chaîne intégrée
ou volontaire) dépend à la fois du contexte et
de la configuration de l'hôtel à affilier et du
souhait d'indépendance que l'hôtelier souhaite
garder envers le réseau. En ce qui concerne l'hôtelier
indépendant, s'il intègre un réseau intégré
en voulant exploiter lui-même son hôtel, il entrera
presque toujours sous le régime de la franchise parfaitement
encadré par la loi Doubin. Si celle-ci impose des droits
mais aussi des devoirs au franchisé, elle lui apporte
de nombreuses garanties que le franchiseur doit respecter. D'un
autre côté, le franchisé ne pourra pas rompre
le contrat (souvent signé pour 5 à 10 ans, voire
plus longtemps) s'il se montrait déçu de son affiliation,
bien que les franchiseurs aient introduit une grande souplesse
dans les clauses de sortie depuis ces dernières années. |
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Y
a t'il de bonnes et de mauvaises chaînes ? |
La
plupart des opérateurs majeurs présents en
France ont fait leurs preuves ou sont en train de les faire.
Le
temps des
filous dirigeant des réseaux hôteliers est plutôt
révolu. Pour autant, sans parler de valeur, les chaînes
ne sont pas toutes logées à la même enseigne.
Certaines disposent de gros moyens promotionnels, notamment
celles appartenant à de grands groupes hôteliers.
Ce sont aussi les plus chères à la franchise.
D'autres sont plus modestes, détenant peu de moyens
de commercialisation, ce qui ne veut pas toujours dire que
leur
coût d'adhésion est pour autant moins élevé
! Petites ou grandes, il y a des enseignes qui sont pilotées
par des professionnels talentueux. D'autres non. Les scores
d'activité sont un des moyens de mesurer la performance
de la chaîne. Mais pas seulement. |
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Quels
moyens de promotion doit posséder une chaîne hôtelière
? |
Une
chaîne se juge simplement par ses capacités à
attirer la clientèle. Le guide est l'outil
principal qui matérialise une chaîne. La plupart
des guides sont bien faits mais ne sont pas toujours vendeurs
et surtout
ne sont pas toujours convenablement ou suffisamment diffusés.
Hormis le guide, une chaîne doit posséder une
centrale de réservations, y compris sur Internet.
Les plus structurées
disposent d'une force de vente avec des commerciaux spécialisés
par marché, d'un programme de fidélisation de
la clientèle et le nec plus ultra est la réalisation
d'une campagne de publicité. |
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La
présence d'une centrale de réservations est-elle
indispensable ? |
Oui.
Mais cette dénomination légitime cache bien souvent
une réalité très diversifiée. Il
existe des centrales qui sont de simples téléphones
avec un opérateur qui consacre seulement une partie de
son temps à répondre aux appels. Ailleurs et plus
sérieusement, il y a de véritables systèmes
structurés avec une architecture informatique sophistiquée
mobilisant plusieurs agents de réservations et brassant
des flots d'appels venant de tous les continents. Ces outils
coûtent généralement entre 2 et 7 millions
d'euros à la base et s'enrichissent en applications nouvelles
chaque année. Ils s'appuient notamment sur une diffusion
par des bureaux de vente à l'étranger et sur les
GDS (système global de distribution). |
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Une
centrale sur Internet est-elle suffisante ? |
Non
ou en tout cas pas encore. Plus de 70 % des demandes de réservations
vers les centrales passent encore par le téléphone
et les GDS. Même s'il représente un bon complément,
Internet ne génère globalement qu'au plus
10 % des chambres réservées. Il faut aujourd'hui
que le site Internet propose la possibilité de
réservation on-line,
c'est-à-dire un registre automatique avec confirmation
immédiate de la réservation au client (et non
différée via e-mail), ainsi qu'une sécurisation
garantie de paiement en ligne. |
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Est-ce
que toutes les chaînes engagent une campagne de publicité ? |
Non
et loin s'en faut. A peine 20 % des marques en lance une
régulièrement
ou occasionnellement. Les plus grands réseaux comme
par exemple Logis, Ibis, Mercure, Kyriad ou Campanile
s'offrent des campagnes de communication destinées à
faire croître leur notoriété. Un
client qui connaît une chaîne, ne serait-ce
que de nom, a plus de chances de se tourner vers elle en premier
choix à
l'occasion de ses voyages. Ces campagnes représentent
des budgets allant jusqu'à 2,7 millions d'euros, mais
tournent plus couramment autour de 300.000 euros, ce qui
reste faible. Il ne faut
pas négliger le fait que la publicité passive
des nombreuses enseignes sur le bord des routes comme pour
les
chaînes super économiques provoque une forte notoriété
également. Enfin, une enseigne comme Relais & Châteaux,
qui ne fait qu'occasionnellement de la publicité, bénéficie
toute l'année de nombreux articles de presse qui contribuent
à la rendre incontournable pour le public. Les chaînes
intégrées commandent régulièrement
des études de notoriété dont les résultats
devraient pouvoir être présentés aux
franchisés. |
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Quelle
clientèle est touchée par les chaînes ? |
La
clientèle d'affaires est la grande spécialité
des chaînes intégrées, y compris les séminaires
à partir du 3 étoiles. Les chaînes volontaires
s'orientent naturellement plus vers la clientèle de
loisirs, mais les réseaux avec beaucoup d'hôtels
situés
en centre ville comme Best Western ou Inter Hotel touchent
aussi une clientèle d'affaires. D'autres cherchent
à développer le créneau des séminaires et lancent des actions
ciblées vers cette cible, ce qui est nouveau. |
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Qu'est-ce
qui fait le succès d'une chaîne ? |
Pas
de recette, mais des constantes. Plus un réseau est
grand, plus il a des chances de permettre des retombées
en termes d'activité commerciale. Encore faut-il
que ses hôtels soient bien identifiés. Mais une chaîne
plus petite peut représenter un meilleur apport relationnel
entre membres affiliés que l'on peut vouloir retrouver.
Ensuite, outre les talents des équipes, les efforts
en termes de commercialisation, de prestations, de promotion,
de communication
font la différence. Quant aux clients, certains aiment
les produits standardisés et d'autres les hôtels
différenciés, selon leurs motifs de séjours
et leurs goûts. |
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Quels
sont les freins évoqués par les hôteliers
pour ne pas adhérer à une chaîne ? |
Si
beaucoup d'exploitants aimeraient s'affilier à une chaîne,
y voyant les chances d'un apport de clientèle supplémentaire,
les premiers freins portent sur le montant de la redevance à
payer exprimés par 48 % des candidats à l'affiliation,
sur l'imposition d'un produit standardisé (38 %) et sur
la crainte de perdre son indépendance (18 %). |
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Quelles
sont les exigences des chaînes ? |
La
plupart des chaînes intégrées imposent
des minimas en termes de produit et de prestations, de catégorie,
de localisation et de capacité. Un hôtel de
moins de 50 chambres intéressera rarement
une chaîne
intégrée et tout candidat devra pouvoir proposer
un hôtel en bon état, voire modernisé de
fond en comble. Il faut noter que si les chaînes intégrées
exigent moins de standards en termes de décor ou
de design, elles deviennent de plus en plus regardantes
sur le respect
des normes de sécurité, notamment les chaînes
anglo-saxonnes. Elles attendent que les futurs franchisés
aient des détecteurs d'incendie ou de fumée,
des judas sur les portes, etc.. Même du côté
des chaînes volontaires, on demande de plus en plus des standards
minimum pour affilier un nouvel hôtel, tout
en portant un regard sur le professionnalisme de
l'exploitant. Par ailleurs, la
multi-affiliation qui y était très
en vogue jusqu'ici est de plus en plus souvent interdite ou
mal vue. |
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Combien
coûte l'affiliation à une chaîne ? |
Le
coût d'adhésion comprend généralement
un droit d'entrée et une
redevance annuelle, auxquels
il faut souvent ajouter l'investissement pour rendre l'hôtel
conforme au concept de la chaîne (surtout chez les intégrés)
: travaux de mise aux normes, enseigne, produits d'accueil,…
Le droit d'entrée est fixé de façon forfaitaire
à la chambre ou par hôtel. Dans une chaîne
volontaire cela va d'un droit fixe de 800 euros jusqu'à
9.100 euros en moyenne. Dans les chaînes intégrées
les droits d'entrée débutent à 9.000
euros et peuvent grimper à 60.000 euros pour un hôtel
de 50 chambres en moyenne. Tout dépend de la taille
de la chaîne, de ses taux d'occupation et de ce qu'elle
estime en somme pouvoir apporter au franchisé par rapport à
ses concurrents. Vient ensuite la redevance annuelle qui dans
les chaînes volontaires s'ouvre sur une fourchette de
900 à 11.000 euros et se situe entre 3,5 % et 8 %
du chiffre d'affaires selon les chaînes intégrées,
soit entre 45.000 et 65.000 euros pour un hôtel de
moins de 60 chambres. Enfin et de plus en plus couramment,
une enseigne
sur deux demande une redevance sur la publicité et le
marketing (entre 120 et 150 euros par chambre et par an) et
plus systématiquement une commission pour les
réservations émanant de la centrale (entre 3 et 8 % du prix de la
chambre en moyenne). La redevance payée par un affilié
varie en moyenne sur une échelle de 1 à 13 entre
les chaînes volontaires et de 1 à 6 dans les
chaînes
intégrées pour les franchisés. En règle
générale, la franchise à une chaîne
intégrée coûte entre 10 et 15 fois plus
cher en moyenne que l'affiliation à une chaîne
volontaire. Enfin, en ce qui concerne la mise aux normes
qui
concerne surtout l'entrée dans une chaîne intégrée,
les coûts varient tant qu'il est impossible d'établir
des moyennes. Tout dépend du degré de standardisation
de la chaîne et de l'état de l'hôtel.
Cela peut aller de zéro dépense à 7.000
euros par chambre. |
Données
et informations issues des études et enquêtes de
Coach Omnium - ©2008 |
Consultez
nos articles sur notre étude annuelle sur les chaînes
hôtelières intégrées et
sur les chaînes
hôtelières volontaires : rubrique "Bonus". |
Comment
sélecionner une chaîne hôtelière
?
Posez-vous les bonnes questions : avez-vous vraiment envie
de rejoindre un regroupement et de jouer le jeu d'un réseau ? Qu'attendez-vous
de cette affiliation ? Chaînes intégrées en franchise
ou chaîne volontaire en adhésion ? Laquelle et pourquoi
? Les raisons qui vous poussent à entrer dans un réseau,
quelles qu'elles soient, seront des informations que l'enseigne vous
demandera de lui communiquer au moment où vous lui soumettrez
votre candidature.
Deuxième
étape : faire votre auto-bilan.
Déjà il faut savoir si votre hôtel peut intéresser
les chaînes volontaires ou intégrées en tenant
compte de son état, de sa localisation, de son caractère,
de sa configuration, etc. Un simple coup de fil au service du développement
de plusieurs réseaux vous renseignera aussitôt.
Troisième
étape : vous renseigner sur les chaînes.
Tous les moyens sont bons pour trouver des informations sur les chaînes
: l'étude de Coach Omnium, le guide de la
chaîne, ses documents commerciaux, Internet (le site de la
chaîne
mais aussi les autres qui en parlent), des articles de presse, des
études macro-économiques, etc. Optez ensuite pour le
contact direct avec des responsables de la chaîne au siège
et la recherche du bouche-à-oreille auprès de la
profession (agences de voyages, autocaristes, etc.),… Cette
démarche
doit vous amener à sélectionner au maximum 3 enseignes.
Il s'ensuit une véritable enquête d'investigation.
N'hésitez pas à piocher dans les guides des chaînes et à appeler
des hôteliers pris au hasard pour qu'ils vous parlent de leur expérience
dans le réseau. C'est instructif !
Quatrième
étape : les critères de sélection. Bien
entendu et malheureusement (ce serait trop facile) toutes les chaînes
volontaires comme intégrées ne se valent pas ou simplement
ne sont pas toutes faites pour vous. Il ne faut pas se laisser
charmer
par les arguments souvent bien rôdés des développeurs
qui mettent en avant leurs forces de vente, leur guide, leur site
Internet, leur centrale d'achat, etc. Voire leur hypothétique
forte notoriété. La qualité des contacts et
des relations établis avec les dirigeants et les membres
de la chaîne doivent au moins vous donner envie de les rejoindre.
Mais loin de se laisser trop séduire, on prendra en compte
des informations objectives : la taille du réseau, son
rythme de développement, ses résultats d'activité pour
une chaîne intégrée, le nombre de réservations
traitées, les moyens commerciaux mis en œuvre (commercialisation,
promotion, publicité, guide, outils de fidélisation,
centrale de réservations, etc.), la stratégie
de développement
annoncée, les hommes et l'organisation, les résultats commerciaux
des hôtels, etc. Rappel : établissez le contact direct avec des affiliés
choisis au hasard dans le guide pour connaître leur niveau
de satisfaction et leurs opinions (attention à ne pas se restreindre à appeler
les affiliés
conseillés par la chaîne). En complément, si
vous connaissez des hôteliers ayant quitté l'enseigne,
il serait intéressant de les "cuisiner"… Il
est utile de cerner l'esprit de la chaîne, même si cette
notion est subjective. Elle est une sorte de grande famille où chacun
doit se sentir bien à son aise. L'enseigne, notamment intégrée,
doit pouvoir vous donner des informations sur le marché dans
lequel elle évolue, sur ses scores de notoriété,
etc. La loi Doubin impose d'ailleurs cette information au futur
franchisé.
Cinquième
étape : choisir.
Il faut aussi que la chaîne vous choisisse. Mais si vous faites
l'affaire et pensez intéresser tout le monde, n'hésitez
pas à mettre les opérateurs en concurrence et à
chercher à négocier les conditions d'adhésion,
sans pour autant jouer les rapports de force.
Sixième
étape : le contrat.
Qu'il soit simplement pour l'affiliation à une chaîne
volontaire ou pour la franchise, le contrat énonce des règles
sur les droits et obligations de chacune des parties, la chaîne
et le futur affilié, durant toute la vie qu'ils auront à
mener ensemble, mais aussi sur les éventuelles conditions de
rupture. Si la loi Doubin réglemente quasi parfaitement les
contrats de franchise, soumettre le contrat émanant d'une chaîne
volontaire à un avocat avant signature, n'est pas à
négliger.
Septième
étape : la vie dans la chaîne.
S'affilier à un réseau n'est pas une fin en soi. Il
faut ensuite participer à la vie de la chaîne tout au
long de l'année et jouer le jeu : promotions, rénovations,
opérations de fidélisation de clientèle, contrôles
de la qualité, informations demandées par la chaîne,
etc. Bien des hôteliers restent passifs une fois le contrat
d'affiliation signé et s'attendent à ce que les nouveaux
clients affluent dans leur établissement au lendemain de leur
signature d'affiliation.
A
faire
- S'impliquer dans la vie de la chaîne et participer aussi à des
commissions de travail,
- Etre transparent et accepter de communiquer des informations sur
votre hôtel et votre activité à la chaîne,
- Participer à la totalité des actions promotionnelles
de la chaîne.
A ne pas faire
- Rejoindre une chaîne sur qui vous avez des doutes,
- Considérer la chaîne comme un vulgaire fournisseur
de clients,
- Critiquer l'action de la chaîne sans chercher à construire
avec elle.
Copyright© -
Coach Omnium - 2008 - reproduction interdite.
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