|
||||||||||||||||||||||||
|
Une exclusivité de Coach Omnium
Les petits-déjeuners à l'hôtel & la clientèle hôtelièreEXTRAIT
et SYNTHÈSE de différentes études
exclusives de Coach Omnium sur le thème des petits-déjeuners à l’hôtel Nota : les phrases en italique sont des citations de clients d'hôtels interrogés par Coach Omnium. UN PEU D’HISTOIRE… Le petit-déjeuner est un rite
qui se perpétue depuis plus
de 5000 ans. Sa forme a bien sûr évolué, mais on
y retrouve au fil des siècles les ingrédients principaux
suivants : céréales (pain, galette, bouillie, …),
produit laitier (lait, fromage, yaourt, …) et boisson (bouillon,
vin, café, …). Le petit-déjeuner est devenu un véritable cheval de bataille depuis plusieurs années pour les nutritionnistes et sociologues du monde entier. Dans un monde où l'obésité devient en Occident un phénomène de société, où le nombre de prises alimentaires journalières a doublé en 20 ans, les spécialistes de la nutrition essaient de souligner l'importance du petit-déjeuner et les conséquences néfastes sur la santé que son omission provoque. L'université de Harvard a conclu, dans une étude récente, que les personnes, qui ne prenaient pas de petit-déjeuner le matin, étaient 4 fois plus exposées au risque d'obésité. Avec les journées de travail qui s'allongent, on a constaté que le moment privilégié du petit-déjeuner était en perte de vitesse depuis le début des années 1900. Il existe surtout une proportion de plus en plus grande de gens qui négligent ou zappent ce repas au profit des petites pauses de la matinée. Aux Etats-Unis, ils seraient 25 % à ne pas prendre leur petit-déjeuner et près de 40 % chez les enfants. De nos jours, 1 Français sur 5 ne prend pas de petit-déjeuner. TOUR D’HORIZON… •
Au Royaume-Uni, le petit-déjeuner traditionnel
se compose d'œufs, de tranches de bacon et de saucisses. C'est
un repas copieux qui peut même s'accompagner de tomates, haricots
rouges, champignons, pudding, porridge, toasts et céréales
dans un bol de lait froid.
Il est établi de longue date que le petit-déjeuner
est le repas sur le plan nutritionnel le plus important de la journée,
on l'a assez répété. Ainsi
le petit-déjeuner à la française, c'est-à-dire
le "continental", ne recueillerait plus que 34 % des suffrages
de la population française. L'Observatoire des Moments de Consommation
indique qu'il est principalement composé d'une boisson chaude
et de tartines et qu'il est surtout l'apanage des plus de 45 ans, même
s'il est rattrapé par de nouvelles habitudes de consommation,
que nous verrons par la suite. Le petit-déjeuner "simplifié" (une boisson chaude
uniquement) concerne tout de même 20 % de l'échantillon
observé. 12 % de l'échantillon représentatif (méthode
des quotas d'Ipsos) prennent des petits-déjeuners équilibrés
avec eau minérale, produits laitiers, céréales et
fruits frais. Ce sont plus particulièrement les jeunes femmes
qui associent ces types d'aliments. Malheureusement, le petit-déjeuner devient un repas de moins en moins équilibré avec la baisse de consommation des céréales au profit des viennoiseries. Le petit-déjeuner type reste le "tartines – viennoiseries – café", réputé plutôt désastreux pour la santé s'il est pris de manière continuelle. Les fabricants innovent de plus en plus ces dernières années.
Le marché du petit-déjeuner est devenu un marché à part
entière et de nouveaux produits sont venus faire leur apparition.
A ce titre, le marché des céréales fait l'objet
d'une rude concurrence entre les nouveaux concepts minceur (Spécial
K, Fitness, etc.) et gourmandise (céréales aux fruits,
chocolat, etc.) qui se sont rapidement développés. Mais,
la plupart des industriels ne perdent pas de vue les 2 attentes principales
des consommateurs : la naturalité et l'équilibre alimentaire. Concernant les boissons chaudes et froides, le choix est souvent l'affaire des générations, comme l'indique cette étude. Ainsi, le lait, le café torréfié et les jus de fruits représentent les premiers postes de dépense en termes de chiffre d'affaires. Cependant, on a vu évoluer ces 3 dernières années la consommation de jus de fruits frais, tels que Tropicana, Minute Maid, etc. – dénotant un engouement des consommateurs pour des produits naturels, mais pratiques et rapides à boire : + 40 % de vente en 3 ans. Les boissons lactées restent prépondérantes dans
la consommation des Français. Leur taux de pénétration
par individu est de 61 %. Le café arrive en seconde position avec
44 %. Les jus de fruits frais ou prêts à l'emploi ne recueillent
que 29 % des sondages. Du
côté des tartines, le pain, avec 59 % de taux de pénétration
par individu, reste le premier aliment consistant de la journée.
Sa consommation a même progressé depuis quelques années,
notamment grâce à une campagne de promotion nationale. Les produits satellites du petit-déjeuner sont : les yaourts et les céréales. 12 % des Français consomment des produits laitiers au petit-déjeuner. S'ils délaissent souvent les produits trop élaborés, ils apprécient plus particulièrement les aliments simples comme des yaourts natures, faisselles et fromages blancs ou des yaourts au bifidus actif et son dérivé probiotique Actimel. Les marques les plus appréciées au petit-déjeuner
sont pour : Depuis 1980, la consommation de céréales n'a cessé de
croître au petit-déjeuner. Celle des jus de fruits
et légumes est en croissance depuis les années 90. Cela
témoigne de nouveaux goûts alimentaires, fortement influencés
par les habitudes anglo-saxonnes et nordiques. L'ultra-frais laitier
a également progressé de manière impressionnante
: + 25 % dans la consommation des enfants. Les produits sont de plus
en plus variés et élaborés. Le petit-déjeuner
est devenu au fil du temps le repas laitier par excellence : 56 % des
petits-déjeuners en comporte un, selon une enquête de
2004. La consommation de céréales tend tout de même à baisser
depuis 2-3 ans au profit notamment de la viennoiserie industrielle.
Près de 61 % des Français consomment une boisson chaude au réveil, dont 44 % du café. 34 % accompagnent leur boisson de tartines (biscottes, pain, etc.). Quant au reste de la population française, 14 % prend au quotidien un menu élargi avec céréales, laitages, fruits et jus de fruits. Les céréales rencontrent surtout l'engouement des enfants. Une étude menée en 2000 a montré que 86 % des mères de famille donnaient des céréales à leurs enfants. Mais les adultes consomment également des céréales, surtout les femmes qui recherchent des produits naturels et allégés. Dans
les hôtels, c'est souvent le petit-déjeuner continental
qui est proposé. Mais, dans les hôtels d'envergure internationale,
plutôt dans le moyen et le haut de gamme et dans les chaînes
hôtelières intégrées, le petit-déjeuner
est plutôt proposé sous la forme de buffet. En tant que dernière
prestation de l'hôtel avant le check-out,
le petit-déjeuner servi donne souvent la dernière note
d'un séjour à l'hôtel. Sa qualité est
donc primordiale et ne doit pas être considérée
comme un objet d'attention secondaire. Il est le prolongement logique
et nécessaire du produit chambre. De plus, il permet de développer
une vraie notion de service. Pour un hôtel-bureau, c'est également le plus souvent le seul élément d'animation et de "vie collective" dans l'hôtel, qui fait se réunir en un même lieu les clients de l'hôtel, qui sinon ne feraient que se croiser. Les habitudes anglo-saxonnes se sont bien introduites dans les hôtels européens en matière de petit-déjeuner, surtout dans l'hôtellerie de chaîne. La formule buffet, qui a fait son apparition en France dans les années 70, reste nettement moins répandue dans les hôtels français qu'à l'étranger. Le buffet ne doit pas être envisagé comme un moyen de se libérer de ses obligations de service auprès des clients. Proposer un buffet petit-déjeuner ne signifie pas "laisser toute latitude au client et assurer un service minimaliste." Arriver devant un buffet pauvre, ou appauvri en choix et quantité au fil des heures qui passent, peut être jugé durement par les clients et leur laisser une impression globale médiocre sur la prestation de l'hôtel. Depuis plusieurs années, le petit-déjeuner tend à devenir une option dans le quotidien des Français. Si cette tendance a été d'abord observée chez les adultes, elle devient également courante chez les plus jeunes. Avec le stress d'une vie active et professionnelle de plus en plus intense, le temps de préparation et de dégustation du petit-déjeuner s'est rapidement limité à un café vite avalé au réveil, quitte à déjeuner plus tard dans la matinée, souvent au travail, d'un encas ou d'une viennoiserie. Même le week-end, le moment du petit-déjeuner est souvent "zappé" au
profit d'un brunch, associant le déjeuner et le petit-déjeuner,
assorti d'une grasse matinée. De la même façon, même si le client apprécie le buffet pour l'indépendance qu'il lui confère, il aime également pouvoir compter sur un service en salle lui permettant éventuellement d'avoir des attentes particulières, de lui offrir une table ou lui proposer le service des boissons chaudes. Car, quand il existe un buffet de petit-déjeuner, dans un grand nombre d'hôtels, y compris 3 étoiles, il n'y a aucun service des boissons à table, pas de placement des clients. On se contente de demander le numéro de la chambre pour les comptes de l'hôtel, et on laisse ensuite les clients se débrouiller alors même que beaucoup ne comprennent pas comment la formule fonctionne : faut-il chercher un plateau ? quelles tables sont libres pour s'installer en arrivant dans la salle ? Doit-on se servir pour les boissons ? etc. Et puis, les hôteliers oublient
bien souvent que les clients d'hôtels
ne sont pas des serveurs et n'en ont pas leur adresse. Il suffit de les
observer lorsqu'ils portent maladroitement un plateau, beaucoup des clients
manquent de tout laisser tomber ; plus loin, ils ne savent pas où poser
le plateau au buffet pour le garnir. Ou encore, doivent-ils faire plusieurs
allers-retours avec des assiettes. Un vrai travail qu'on leur fait faire.
Bref un service minimalisé pour des prix qui, eux, grimpent de
manière étourdissante ! Les principales attentes concernant le petit-déjeuner à l'hôtel sont les suivantes : • L'attente n'est
pas tolérée.
Le client a une journée de travail ou d'excursion qui l'attend. Rappelons qu'en France, les normes de classement des hôtels de tourisme obligent tout hôtelier à servir une prestation petit-déjeuner et rend le service du petit-déjeuner en chambre obligatoire — à la demande — à partir de 3 étoiles. Le plateau du traditionnel continental en chambre n'est donc pas à négliger car il correspond à une véritable demande de la clientèle de ces établissements. Plus que jamais, le petit-déjeuner à l'hôtel est le moyen pour le client de retrouver facilement ce qu'il n'a pas chez lui. En prenant cette idée force en compte, l'hôtelier ne peut que réussir à plaire.
Presque 80 % des Français interrogés par Coach Omnium prennent systématiquement leur petit-déjeuner lorsqu'ils séjournent à l'hôtel. Cela
confirme que les séjours à l'hôtel poussent
les consommateurs à déjeuner le matin, par rapport à leurs
habitudes où il sont moins nombreux à déjeuner le
matin chez eux. Plus de 82 % de
la clientèle hôtelière
préfère
le buffet de petit-déjeuner à l’hôtel, quelle
que soit sa catégorie. Quel que soit le motif de leur séjour (professionnel ou non),
le buffet attire par conséquent toujours la majorité des
clients de l'hôtel. Lorsqu'ils sont en vacances,
ils aiment profiter du buffet pour se restaurer avant une journée
d'excursion, prendre leur temps et manger de manière un peu plus
copieuse. "En vacances, on a le temps." "C'est beaucoup
plus pratique avec des enfants." "Pour faire un brunch et sauter
le repas du midi." "On part après en excursion donc
il faut avoir quelque chose de solide dans le ventre." "Quand
on est à la maison, on a pas le temps de se cuisiner des œufs-bacon,
alors à l'hôtel, on en profite." Pour
ceux qui préfèrent prendre le petit-déjeuner
dans la chambre, les raisons invoquées ont été assez
différentes. Celle qui revient le plus souvent est de vouloir
profiter de plus d'intimité, mais beaucoup indiquent que cela
dépend de leur humeur ou de l'heure. Ils
sont 4,2 % de clients à ne pas apprécier prendre leur
petit-déjeuner en chambre. "Je n'ai jamais le réflexe
de le demander dans la chambre." "Je déteste les miettes
dans le lit !" • Horaires : Ils sont 82,4 % à trouver les horaires du petit-déjeuner adaptés à l'hôtel. Quant aux autres, ils sont 64 % à penser que le créneau est trop tôt. La plupart des clients d’hôtels qui fréquentent l'hôtel dans le cadre de vacances, souhaiteraient prendre leur petit-déjeuner aux alentours des 10 à 11h. Ils reconnaissent que les buffets sont souvent vides sur la dernière tranche horaire, à partir de 10h, ce qui les force à descendre avant 10h. "C'est toujours trop tôt pendant les vacances." "Un peu limité, parfois à 10h il n’y a plus rien à manger au buffet." "C'est trop court, quand on fait des circuits, on court tout le temps pour pouvoir prendre son petit-déjeuner à temps." "Jusqu’à 11h, c’est bien." Quant aux clients en voyages professionnels, ils se plaignent plutôt de ne pas pouvoir prendre leur petit-déjeuner avant 6h30-7h, notamment à cause des avions et des trains. Beaucoup d'hôtels d'aéroports proposent cependant d'office un "early breakfast". • Les aliments : On observe que les
autres boissons représentent toujours des proportions
négligeables. Le jus de pamplemousse arrive en bonne position (10 %) dans les autres jus de fruits préférés par les clients d'hôtels. Pourtant, ces derniers notent que tous les établissements n'en proposent pas. Certains nous ont avoué le préférer également pressé. La part de clients d’hôtels ne consommant aucune boisson froide est en chute : de près de 14 % en 1999, ils ne sont plus que 4,7 % dans le cadre professionnel et 7 % dans le cadre privé. Comme cela avait pu être observé en 1999, il n'y a pas de différences flagrantes entre ce qui peut être consommé dans le cadre des séjours privés et professionnels à l'hôtel. Le petit-déjeuner au buffet, même s'il propose des produits variés, ne sort pas du traditionnel petit-déjeuner à la Française, le fameux continental avec son "café, jus d'orange, croissants ou tartines". La consommation de croissants est, comme en 1999, plus forte dans le cadre professionnel (58 % des clients, contre 41 % dans le cadre de séjours privés). Cependant on ne peut pas l'expliquer par le fait qu'il demande moins de temps de préparation qu'une tartine, parce que 60,5 % de la clientèle d'affaires consomme aussi du pain dans le cadre de ses déplacements professionnels. D'ailleurs, il est surprenant que des touristes en voyages consomment moins de croissants car c'est un produit souvent associé au week-end ou aux vacances. Mais il peut y avoir dans cette tendance le souci du rejet des quantités de produits trop gras. La tendance nouvelle forte qui se dégage ici, c'est la part de consommateurs de yaourts et fruits frais, respectivement 44 % et 36 % des clients d’hôtels. Leur consommation a presque doublé comme pour le cas des fruits dans le cadre des déplacements professionnels. Lorsqu'ils consomment du fromage (20 % des clients), les clients préfèrent de véritables plateaux aux traditionnelles tranches de gruyère ou assimilé, sous plastic. Sans parler forcément de fromage fort à pâte molle, la présentation sous forme de plateau avec des fromages entiers donne un aspect moins industriel et plus appétissant. Les céréales et les œufs (22 % des clients) voient également leur consommation s'accroître. Le mode de préparation des œufs le plus répandu et apprécié des clients est brouillé. L'omelette n'est pas loin derrière dans les sondages. Mais les clients sont nombreux à aimer se voir proposer tous les modes de cuisson, aussi bien à la coque, pochés, que frits ou à la canadienne (poêlés de chaque côté). Par contre, la charcuterie (24
% des clients en voyages professionnels et 12 % des clients en voyages
privés) ne gagne
pas de parts de marché sur la table du petit-déjeuner des
clients d'hôtels. Les consommateurs apprécient surtout le
jambon blanc et le jambon fumé, le bacon frit et les saucisses. Les produits qui manquent le matin au petit-déjeuner n'ont rien à voir en 2005 avec ceux identifiés lors de l'enquête de référence de 1999. "Les fruits ne sont pas variés, il n'y a pas de fruits exotiques pré-découpés, seulement des pommes et des oranges." Si les fruits restent en bonne place, les yaourts ont effectué un véritable bon dans la demande de 11 % à 27 % en 2005. Il faut préciser que le marché des produits laitiers a vu son offre s'étoffer de manière exponentielle ces dernières années. Le buffet du petit-déjeuner dans les hôtels n'a visiblement pas suivi cette tendance. C'est d'ailleurs surtout les femmes qui regrettent de ne pouvoir trouver des yaourts à 0 % ou des Bio de Danone (ancienne dénomination). Le produit probiotique Actimel manque également à l'appel. Il y a une forte proportion de clients d’hôtels français qui ne connaissent pas ces produits : 21 % des enquêtés nous confient leur ignorance. Ceux qui sont pour ont déjà testé ces produits ou les achètent à la maison. Les autres trouvent que c'est une question d'éthique et sont prêts à consommer ces produits à l'hôtel. "C'est très cher, donc on en consomme pas, mais on en prendrait s'il y’en avait à l’hôtel." Il y a également une forte proportion d'interrogés, environ 20 %, qui reconnaissent qu'ils n'en consomment pas et seraient prêts à le faire mais ce choix n'est pas motivé par une volonté citoyenne ou éthique particulière. C'est plutôt par curiosité. "A 5h le matin, c’est pas vraiment ce qu’on regarde, mais pourquoi pas." En 1999, 92 % des clients d'hôtels étaient satisfaits
de la variété des boissons chaudes ou froides. En 2005,
on en compte plus que 87 % pour les boissons chaudes et 80 % pour les
boissons froides. • Les
prix des petits-déjeuners :
La proportion de personnes ne sachant
pas combien est facturé le
petit-déjeuner, approche le tiers des réponses dans le
cadre professionnel. Les clients d'affaires ont été nombreux à nous
faire part de leur ignorance et même de leur désintérêt
total pour le prix, l'entreprise payant pour leur petit-déjeuner. Globalement le service est jugé correct
et/ou satisfaisant. En 1999, les répondants en étaient
satisfaits à 92 %. Leurs griefs étaient plutôt
dirigés vers l'accueil et le manque de présence. Cette étude et ses synthèses sont protégées par un copyright Coach Omnium - ©2006. Dossier dirigé par Mark Watkins et Stéphanie Rychembusch. |
||||||||||
|